Anecdotes et constats des professionnels du terrain
Lors d’un atelier prévention dans un lycée de Laval, l’animatrice du CSAPA a recueilli le témoignage d’une élève de seconde : “Tout le monde pense que vapoter, ce n’est pas grave. Mais quand j’essaie d’arrêter, c’est là que je me rends compte que je suis vraiment accro.” Ce constat revient systématiquement : la dépendance s’installe vite, et beaucoup de jeunes sous-estiment la difficulté à décrocher, surtout avec les cigarettes électroniques aromatisées.
Autre retour, cette fois d’un formateur en apprentissage agricole : “Les jeunes trouvent la cigarette à rouler plus cool car elle coûte moins cher, mais ils roulent gros et en fument souvent plus, donc au final ça revient au même.”
Plusieurs infirmiers scolaires notent une évolution : autant le regard sur la cigarette classique se dégrade (“ça pue, ça tache les dents, c’est ringard”), autant la puff semble à la mode : on partage, on compare les goûts, on ne sent presque rien dans l’air – mais la dépendance, elle, reste réelle.